Les montres GPS d’entrée de gamme suffisent-elles au coureur du dimanche ?

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Les montres GPS d'entrée de gamme suffisent-elles au coureur du dimanche ?

Le GPS clignotait encore sur ma montre quand la pluie a frappé la porte du garage de Sarreguemines (Moselle). rédacteur du magazine À Vos Marques, je suis parti trop tôt avec un cardio figé et une trace qui partait de travers. Je vais te dire pour qui cette montre fonctionne, et pour qui elle finit par agacer.

Le jour où j’ai compris que ça ne marchait pas comme je le pensais

Au premier mois, j’ai été convaincu que le bouton de départ réglait tout. Je la mettais au poignet, j’appuyais, et je partais sur ma boucle habituelle. Sauf qu’au bout de la côte, la fréquence restait plantée à 130 alors que je soufflais déjà fort.

Sur mon tour de Sarralbe, la montre m’a rendu 4,7 km au lieu des 5 km que j’avais en tête. Je me suis retrouvé avec une trace GPS en zigzag dans les rues étroites, surtout près des arbres et des murs. J’ai été frappé par ce décalage, parce que ma boucle de repère, je la connais presque par réflexe.

Le pire venait du départ. Je suis parti avant le verrouillage complet du signal, et les 300 premiers mètres ont été faux. Le premier kilomètre avait l’air plus long, pas à cause de mes jambes, mais parce que la montre cherchait encore ses satellites.

J’ai aussi vu la faiblesse du rétroéclairage au lever du jour. En fin de soirée, je devais lever le poignet pour lire l’allure, et ça casse vite le rythme. Quand la montre affiche encore la recherche de signal GPS au départ, je n’ai plus envie de discuter avec l’écran.

Je l’ai portée trop lâche en hiver, juste assez pour qu’elle bouge sur l’os. Le cardio optique décroche alors plus vite, puis remonte d’un coup après l’effort. À force, je me suis senti trahi par l’écran alors que le problème venait de ma façon de la mettre.

Trois semaines plus tard, la surprise quand j’ai changé ma façon de faire

Trois semaines plus tard, j’ai changé une chose simple: j’attendais dehors la fin du verrouillage GPS. Chez moi, cela prend 34 secondes, par moments un peu plus quand le ciel est bas. Depuis, la trace du premier kilomètre colle mieux à mon parcours.

J’ai aussi remonté la montre d’un cran, plus haut sur l’avant-bras, surtout quand le froid pique. Le cardio est resté plus lisible sur les footings tranquilles, et j’ai moins vu ces bonds absurdes après les côtes. Le cardio poignet qui reste figé dans les 130-140 pendant une côte, puis grimpe brusquement après l’effort, ce qui trahit le retard du capteur optique.

J’ai arrêté de regarder l’allure instantanée. Elle saute de 5’10 à 6’40 au moindre virage ou au passage entre deux murs, et je me suis juste énervé pour rien. Depuis, je regarde l’allure moyenne du tour et mon souffle; là, je sais où j’en suis.

Je garde aussi en tête une limite simple: le capteur optique n’est pas un outil médical. Il me donne une tendance, pas une vérité gravée au poignet. Pour un effort bizarre, je préfère rester prudent et ne pas tirer de conclusion à partir d’un seul chiffre.

Ce que j’aurais dû vérifier avant d’acheter et les alternatives que j’ai envisagées

Avant d’acheter, j’avais fixé un plafond de 120 euros. Pour mon niveau, je ne voulais ni un monstre de menus ni un objet qui me rappelle mes courses à faire. Je cherchais surtout l’heure, la distance, l’allure moyenne et une trace correcte.

J’ai regardé des modèles Garmin et Polar à 200 euros avec baromètre et meilleure lecture du relief. Ils me tentaient, puis j’ai renoncé, parce que je savais que je finirais à jongler entre trois écrans pour une sortie de 45 minutes. Je préfère un outil simple qui me laisse courir.

J’ai aussi testé le smartphone dans la poche. Sur route ouverte, ça passe, mais en ville ou sous les arbres, la perception change vite, et la montre prend sa revanche par son autonomie. Je suis rentré plus d’une fois avec le téléphone chaud et la montre encore loin de la panne.

Le compromis que j’ai gardé en tête, c’est la ceinture cardio avec une montre simple. Pour les séances plus exigeantes, ça me semble plus propre que de forcer le poignet à faire un travail qu’il ne tient pas bien. Et quand j’active GPS, cardio et alertes à chaque sortie, je vois bien que la batterie fond plus vite que prévu.

Quand j’oublie de recharger le jeudi, je le paie le dimanche. J’ai déjà lancé une sortie avec une batterie trop basse, et je me suis juré de ne plus jouer à ça. Depuis, je garde un œil sur l’icône avant de partir.

Si tu es un coureur du dimanche comme moi, voilà ce que je te conseille

Si je cours deux fois par semaine, sur route ou sur un chemin roulant, cette montre me suffit largement. Je peux faire un aller-retour de 42 minutes, voir la distance, le temps, l’allure moyenne et garder un repère d’une semaine à l’autre. Pour ce profil-là, je ne vois pas l’intérêt de dépenser plus.

Dès que je pars en fractionné, en ville serrée ou en sous-bois, le tableau change. L’allure instantanée part dans tous les sens, la trace coupe les virages, et je perds confiance dans le chiffre affiché. Je me suis déjà vexé tout seul pour une séance qui n’était pas ratée.

Si je débute avec un budget serré, je garde cette montre comme premier achat. Je l’utilise pour comprendre mes sorties, pas pour chipoter au mètre près. Le plus grand piège, chez moi, a été de croire que le réglage se faisait tout seul.

Les trois gestes qui ont tout changé tiennent en peu de choses: attendre le GPS, serrer la montre d’un cran, et regarder l’allure moyenne. J’ai fini par courir plus calmement, sans lever le poignet toutes les trente secondes. Je suis rentré moins agacé, et ça compte.

À qui je le recommande, à qui je le déconseille

Pour qui oui

Je la garde pour un coureur qui sort une, deux ou trois fois par semaine, sur route. J’ai en tête des footings de 35 minutes, puis d’autres de 58 minutes, et l’écran fait le travail. Je la garde aussi pour un parent de club qui veut suivre ses footings sans vider le budget de la famille, ou pour quelqu’un qui accepte de regarder une tendance plutôt qu’un chiffre au millimètre. Avec mes deux enfants qui pratiquent en club, j’ai appris à choisir simple quand le matériel doit passer au fond d’un sac.

Pour qui non

Je la laisse de côté pour celui qui court en ville dense, sous les arbres, ou en fractionné et qui veut une allure instantanée propre à chaque virage. Je la laisse aussi à celui qui espère un cardio poignet impeccable en hiver, ou qui se lasse vite d’un écran peu lisible au lever du jour. Si tu veux une précision serrée sur chaque sortie, cette catégorie te frustrera vite.

Mon verdict : je la choisis pour le footing du dimanche, parce qu’elle tient sa place quand je reste simple et patient. J’ai appris à regarder ce genre d’objet par l’usage, pas par la promesse. Rédacteur du magazine À Vos Marques, je la garde pour une boucle de Sarralbe, un chemin roulant, ou une sortie de semaine sans ambition de piste. Pour quelqu’un qui accepte d’attendre le verrouillage GPS, de serrer le poignet et de laisser l’allure instantanée de côté, oui; pour celui qui veut un chiffre net sur chaque mètre, non.

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// Rédaction