Des plots et cerceaux d’entraînement mis à l’épreuve des U9

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Des plots et cerceaux d'entraînement mis à l'épreuve des U9

Les plots larges vibraient dans l’herbe humide du stade de la Blies, et j’avais les mains froides en les posant pour un atelier U9. Je suis parti avec un sac plein de cerceaux et de plots, décidé à voir ce que le vent faisait vraiment à ce matériel. J’ai noté chaque déplacement pendant trois semaines, en pensant à mes deux enfants quand je regardais le rangement.

Comment j’ai organisé ce test sur le terrain avec les enfants

Je me suis retrouvé sur le terrain vers 18h10, avec 10 degrés, un vent de côté et une pelouse humide qui collait aux crampons. Le sol était gras par endroits, et la ligne de touche gardait une trace sombre là où les enfants passaient. J’ai travaillé avec cinq U9, en fin d’entraînement, quand la fatigue commence déjà à casser les appuis.

J’avais deux plots légers à 58 g, deux plots larges à 132 g, un cerceau fin de 9 cm et un cerceau plus épais de 11 cm. J’ai plié chaque pièce à la main, et j’ai vu tout de suite que le modèle souple reprenait sa forme sans marquer. Le plastique dur, lui, blanchissait au pli et me paraissait moins rassurant.

J’ai découpé la séance en six passages de 12 minutes, répartis sur trois semaines, avec trois ateliers par soir. Les enfants ont fait du slalom, des frappes et des appuis rapides, puis j’ai remis les repères en place à chaque tour. Je voulais voir ce qui bougeait, ce qui cassait et ce qui faisait perdre du temps.

Ce que j’ai constaté quand le vent s’est levé et les ballons ont commencé à voler

Le premier soir, j’ai vu un plot léger glisser sur presque 30 cm de boue en une seule rafale, ce qui a cassé complètement le rythme de l’atelier de slalom. Le ballon lui a aussi donné ce petit claquement sec quand il l’a frappé de biais, puis le plot est parti de travers. J’ai dû arrêter deux fois pour remettre la ligne.

Les plots plus lourds ont mieux tenu, et j’ai vu leur base rester en place quand un enfant les touchait du bout du crampon. Quand un petit leur marchait dessus, ils se pliaient puis revenaient vite à leur forme, sans casser l’exercice. J’ai préféré cette stabilité, même si le contact au pied paraissait plus présent.

Pour les cerceaux, j’ai d’abord eu un faux bon réflexe et je les ai posés à plat sur la pelouse humide sans les fixer. Un enfant a posé le pied dans un cerceau qui a glissé d’un coup au premier atelier, et tout le groupe a compris le problème. J’ai ensuite vu le bord d’un autre se relever d’un côté, juste assez pour faire trébucher au passage suivant.

Après chaque séance, j’ai aussi remarqué la boue sous certains plots souples. Elle leur donnait un dessous glissant, et ils partaient plus vite dans mon sac quand je les rangeais. J’ai noté le phénomène six fois, toujours après un terrain bien chargé.

Le moment où j’ai compris que certains choix de matériel ne tenaient pas la route

Le plot a craqué net sous un coup de crampon alors que la température flirtait avec 5 degrés, et j’ai été frappé par la vitesse de la casse. La marque blanche sur le plastique souple était déjà là depuis deux séances, juste avant que la fissure s’ouvre au pli. J’étais sûr de moi au départ, et j’ai dû revoir mon tri du matériel.

Sur un autre atelier, des cerceaux fins ont glissé à chaque passage, et les enfants ont commencé à lever les yeux vers moi avec une vraie frustration. J’ai changé l’exercice en urgence, parce que le repère visuel ne tenait plus son rôle. Je me suis retrouvé à compter les secondes perdues au lieu de regarder les appuis.

Le froid a surtout fragilisé le plastique rigide, et j’ai fini par le ranger à part dès que le terrain refroidissait. J’ai aussi choisi de ne plus ranger les cerceaux pliés trop serré, parce qu’un pli permanent reste ensuite bien installé. Je suis rentré avec ce constat, sans chercher plus loin.

Pour une douleur ou une chute, je laisse le médecin gérer, et je parle ici seulement du matériel.

Ce que ce test m’a appris pour choisir le bon matériel selon les profils et les conditions

Les plots larges et souples m’ont paru les plus fiables, parce qu’ils tiennent mieux sous le vent et sous les chaussures. Les cerceaux posés à plat servent bien de repères visuels pour les appuis et la coordination, surtout quand je limite la durée. Les couleurs vives aident aussi, et j’ai vu les enfants retenir plus vite un cerceau jaune vif qu’un plot orange en plein après-midi.

Je garde trois limites en tête avec ce matériel, parce que mon terrain ne pardonne pas la même chose chaque soir. Les plots trop lourds gênent les déplacements quand je dois les bouger vite, et les cerceaux trop fins se tordent sur une surface irrégulière. Les plots trop hauts font aussi trébucher les U9 débutants, et j’ai vu un enfant les renverser d’un seul appui.

  • j’ai essayé des plots lestés avec base antidérapante, et j’ai vu moins de déplacements.
  • j’ai gardé en tête des cerceaux avec revêtement caoutchouc, parce qu’ils accrochent mieux sur sol humide.
  • j’ai pensé aux marques au sol comme complément, surtout quand je veux alléger le sac.

Avec mes deux enfants qui pratiquent en club, j’ai fini par séparer le matériel de jeu du matériel de repère, et ça m’a simplifié le local. Je range les plots empilables dans un seau, parce que je veux fermer vite la séance sans y passer dix minutes. Mon budget reste modeste, donc je préfère un lot qui tient bien plutôt qu’un modèle joli mais fragile.

Mon verdict sur la stabilité et la durabilité des plots et cerceaux en conditions réelles U9

Sur les six séances, j’ai déplacé en moyenne huit plots légers par atelier, contre deux avec les plus lourds. J’ai appris à regarder la perte de temps autant que la tenue du matériel. Au final, la stabilité m’a semblé plus importante que la solidité brute dans ce contexte U9.

J’ai cassé un plot rigide, et j’ai gardé un cerceau avec un pli permanent après le rangement trop serré. J’ai aussi perdu quatorze minutes à remettre les repères dans l’ordre sur l’ensemble du test, surtout quand le vent s’en mêlait. Au stade de la Blies, je n’ai pas trouvé un matériel miracle, seulement des pièces qui tiennent leur place.

Si j’accepte de prendre un peu plus de place dans le sac, je choisis les plots larges et souples. Ils reviennent en place vite et évitent de relancer l’atelier toutes les cinq minutes. Au stade de la Blies, c’est ce duo qui m’a laissé le moins de bruit et le moins de temps perdu.

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// Rédaction